COUP DE PROJECTEUR SUR SYEMEL AGBAZAHOU, LA MAIN D'OR DU REALISME

Imagine que tu commences à dessiner à l'âge où tu es haut comme trois pommes, quand tu es capable de tenir un crayon... Tu adores ça, mais les années passant, tu vois bien que tes parents ne croient pas que l'art est une option pour réussir sa vie... Tu finis alors par arrêter de dessiner à la fin de l'école primaire !!!

C'est ce qui est arrivé à Syemel Agbazahou, jeune béninois né en 1991, aujourd'hui étudiant en Master 2 de Communication et Marketing à Cotonou.


Syemel et le dessin réaliste

Quand il rentre au collège, il se passionne pour le football, mais finit par oublier les grands rêves dans cette discipline.


« Quand j'étais adolescent, mon rêve était de devenir footballeur mais ça n'a pas marché, alors que le dessin si ! »


Après avoir cesser toute activité de dessin pendant 12 ans, c'est au cours de l'année 2014 qu'il s'y replonge, sur un coup de tête, ou plutôt sur un coup d'inspiration : il a découvert sur internet le travail de Percymad (Persévérance Madianga), jeune dessinateur réaliste français. Cette découverte est un électrochoc qui le propulse en avant.

Syemel met alors toute sa volonté pour réaliser son objectif. Il apprend tout seul à faire des portraits. Pourtant, ça n'a pas été facil de se procurer du matériel professionnel pour dessiner car ça coûte cher et il n'y en a pas au Bénin. C'est donc grâce aux voyages de ses amis à l'étranger quil s'offrait le nécessaire.


Comment vient-on à aimer dessiner de façon aussi rigoureuse ?

Dans sa formation en communication et marketing, il a eu à faire du graphisme et toutcher à photoshop mais ça ne l'a jamais interessé de mêler cela au dessin. « Je ne fais rien avec le numérique, ce n'est pas mon délire ». Il préfère ce qui est authentique. Se lancer dans le dessin réaliste est un défi personnel. Il faut avoir un oeil observateur, un sens aigu du détail. La difficulté le stimule et il doit sans cesse se surpasser : il met 4 à 5h pour réaliser un dessin réaliste !!

Sur ce montage qu'il a fait, on peut clairement remarquer son évolution, sa sensibilité artistique, et sa détermination. Depuis 2014, Syemel fait son entrée dans la cours des grands.

Avant d'entrer dans la passion du dessin, il était un de ces jeunes qui n'a pas de projets, qui se laisse porter par le vent, qui vit au jour le jour. Aujourd'hui, seulement 2 ans après, Syemel est un jeune homme avec des idées claires, cultivant la patience, développant fermement sa fibre d'entrepreneur...

En fait, sans vraiment s'en rendre compte, il a toujours eu un petit côté exigeant. D'ailleurs, son entourage dit de lui qu'il est très sélectif (vêtements, amis...).

Aujourd'hui, quand il reçoit des commandes de particuliers pour des portraits, il trie ses clients. Il s'explique : « Après avoir exposé les conditions, certains clients me disent qu'ils veulent un simple dessin, je comprends aussitôt qu'ils ne reconnaissent pas la valeur du travail. ».


Ses projets

Comme la plupart des artistes des années 2000, c'est grâce à internet qu'il s'est fait connaître. Les partages de son travail sur les réseaux sociaux lui ont apporté une page de plus de 13 000 fans sur facebook par exemple. A l'instar de celui qui lui a donné l'inspiration (Percymad), Syemel Agbazahou espère acquérir une grande notoriété dans le monde du dessin réaliste.


Si tu es un amateur de dessin toi aussi, Syemel te donne une astuce pour te faire connaître :

« Je dessine des stars et je les tag. Les artistes béninois partagent mon travail sur leurs pages. A mes débuts, j'ai taggé Bouba, La Fouine... Ils n'ont pas partagé mes dessins, mais certains de leur fans, oui ! »

Bientôt diplomé, Syemel a bien l'intention de mettre en application ses connaissances en communication et marketing. Ouvrir une boite de communication plus tard ? L'avenir nous le dira.

En attendant, à l'heure actuelle, Syemel prépare sa première exposition qui aura lieu dans quelques semaine à l'Hotel Bénin Royal. Aujourd'hui, sa mère le soutien beaucoup, car son avis sur la vie d'artiste a changé. Elle est très fière de lui.

Sur la vidéo ci-dessous, tu vas découvrir quel sera le thème de l'exposition et pourquoi.

En relation avec le thème de sa prochaine exposition : Les Grandes Icones Noires, Syemel est entrain de mettre en place son nouveau projet : sa marque de vêtement sous le nom ICONIK.

Ci-dessous, un exemple de ce qu'il va proposer très bientôt.

On se quitte sur cette phrase : « On peut être noir et réussir dans ce qu'on fait »


Toi aussi tu peux le suivre sur sa page facebook : Syemel, et sur sa page instagram : @syemel4real, ou encore sur la page de sa marque ICONIK.


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